Entre lâcheté et dignité, Sylvestre Ilunga Ilunkamba aura choisi sa part

Face à la perte de confiance du Président de la République, que faire ? Se résigner ou engager un bras de fer ? Entre lâcheté et dignité, Sylvestre Ilunga Ilunkamba aura choisi sa part. Libre à chacun de nos compatriotes d’en juger.

Le 06 décembre 2020, à l’occasion de son adresse à la Nation, consécutivement aux Consultations Nationales qu’il lançait en Octobre de la même année, le Président de la République retirait sa confiance au Chef du Gouvernement. Depuis lors, plus de Conseils de Ministres, ce rendez-vous hebdomadaire qui, depuis l’avènement de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême, se tenait régulièrement, le temps pour l’Executif de pencher sur les grandes questions d’intérêt national.

En démocratie représentative, dans le cadre d’un régime semi-présidentiel et selon les termes de la Constitution de la République Démocratique du Congo, le Gouvernement de la République définit, en concertation avec le Président de la République, la politique de la Nation et en assume la responsabilité. Le Gouvernement est de ce fait responsable devant la Représentation nationale.

50 jours après ce désaveu de Félix Tshisekedi, Sylvestre Ilunga Ilunkamba n’a toujours pas rendu son tablier. Une motion de censure contre son gouvernement ayant été signée par plus de 300 Députés Nationaux, toutes tendances confondues, Sylvestre Ilunkamba sait pertinemment, comme tous ceux qui le conseillent de ne pas démissionner, qu’il ne pourra plus diriger le Gouvernement de la République. Au lieu de faire preuve d’élégance et de démissionner, il préfère faire perdre au pays le temps qu’il n’a pas. C’est d’une indignité irréfragable.

Il se pose, éminemment là, une question de morale et d’éthique politique. En effet, la motion de censure étant le principal moyen dont dispose un Parlement pour montrer sa désapprobation envers la politique du Gouvernement et le forcer à démissionner, il est moralement inconcevable qu’après le retrait de la confiance du Président de la République et la mise en cause de la responsabilité de son Gouvernement par l’Assemblée Nationale, Ilunkamba continue à se comporter comme s’il n’avait des comptes à rendre à personne. Pendant ce temps qu’il fait perdre à la République, la cherté de la vie va crescendo, l’insécurité bas son plein, les massacres dans la région de Beni et en Ituri se multiplient, les fonctionnaires et les agents publics de l’Etat sont impayés et l’économie nationale se meurt. Je ne le dirai jamais assez, c’est d’une indignité irréfragable.

Censé incarner le changement et la rupture voulus par Félix Tshisekedi, lorsqu’il le nommait, ce technocrate septuagénaire qui promettait de tout faire pour faire fonctionner harmonieusement la coalition au niveau du Gouvernement et contribuer à l’amélioration de la vie de nos concitoyens en toute transparence, n’aura pas du tout été au rendez-vous de l’histoire. Proposé comme Premier Ministre par Joseph Kabila, Sylvestre Ilunga Ilunkamba aura, en définitive, subi le sort de tous les Premiers Ministres ayant travaillé avec son autorité morale : faible, sans vision et incapable de conduire des politiques structurelles à même de faire avancer le pays pour l’amener au rendez-vous de l’histoire.

Là où d’aucuns attendaient un homme d’expérience et responsable de ses actes, on a eu un Ilunkamba qui choisi de livrer une bataille perdue d’avance, qui n’a même pas de gêne pour informer le peuple à qui il a des comptes à rendre, à travers un pamphlet, tel un larbin, qu’il va consulter son maître à penser. Les affaires de l’État peuvent attendre !

C’est d’une indignité irréfragable !

Nicholas l’Excellent Kabanga, Entrepreneur-Secrétaire National en charge des Relations avec les partis politiques, les Institutions de la République et Porte-parole du Parti politique Ensemble Changeons le Congo.

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